Le spectacle "L'Or des Moissons" à Brebotte, survivance d'une trés antique coutume.
 

Les petits esprits, effrayés par la moissonneuse bateuse, se sont réfugiés dans les derniers épis.
 

Les enfants invités à la chasse au trésor
 

Le trésor des moissons
 

C'est au plus jeune de choisir les ons épis pour fertiliser les prochaines semailles
 

Arthur, le plus jeune, donne les trois derniers coups de faucille
 

La confection d'un gleckhampfala
 

L'espoir des prochies moissons sera porté à a maison. Il reposera sur un bras de la croix, en attendant les prochaines semailles.
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

Le gleckshampfala : un rituel de fertilité ?

Une autre coutume de fertilité a sans doute perduré jusqu'à il  a peu. Beaucoup se souviennent d'un rituel de fin de moisson qui a eu cours probablement jusqu'au années 1970.

 

Quand on en était arrivé à moissonner la derniére parcelle, on laissait au bout quelques touffes d'épis en place.

On y cachait quelques pièces de monnaie, et on appelait les plus jeunes, qui se mettaient aussitôt à chercher le trésor. Puis on munissait l'un des enfants, souvent le plus jeune, d'une faucille. Et il portait alors trois derniers coups de faux.

A chaque coup, on ramassait trois épis, qu'on tressait ensuite ensemble, pour former le gleckhampfele, garant d'une bonne fortune pour les prochaines récoltes.

Celui-ci gagnait alors pour un an le stuwa, et était fixé à un bras du crucifix.

Pour d'autres, il protégeait l'étable de la mauvaise fortune et des maladies.

Ce qu'il devenait ensuite, n'est pas toujours clair. Pour certains, au terme de l'année, ses grains étaient mélangés au semences tirée de la toute dernière récolte, pour être ensuite resemés.

 

En fait cette coutume semble être fort ancienne aussi, probablement d'origine paîenne.

Pour les romains comme pour celtes ou pour les germains, les champs n'étaient fertiles que si la bonne volonté des petites divinités du lieu le permettait.

Cependant un grand tracas pour eux était le sort de ces petites divinités au momment de la récolte.

Que devenaient-elles? On semblait penser qu'à mesure que la récolte se faisait, elles se cachaient comme elles pouvaient dans ce qui restait du champs.

Tant et si bien qu'à la fin elles n'avaient plus pour s'abriter que les derniers épis. Elles profitaient du petit répit donné par la chasse aux pièces pour se réfugier dans les grains de blé... Et il fallait une main innocente pour trouver lesquels.

 

Une déclinaison de cette tradition, vivace aussi en Franche Comté, a été à la source d'un beau spectacle  "l'Or des Moissons" à Brebotte.

 

La moisson se terminait par une fête, où il était d'usage de consommer de l'oie rotie, l'arngans.

 

Pour les celtes, Lugnasad était aussi une grande fête, qui se célébrait début août.

Elle fêtait le dieu Lug dieu des arts, porteur de la lance, joueur de harpe, représenté aussi par le sanglier, l'épi, le lien ou la corde. C'est le dieu de la lumière stellaire, complémentaire de Belenos.

La fête est une fête de la redistribution, de l'équité, et de l'amitié.

Vue par les romains, ils disent que les gaulois en font une grande foire. Elle est aussi l'occasion de régler les conflits, de célébrer les mariages, et s'il n'y a pas de cérémonies religieuses, de concours sportifs.