Un usage perdu: lors dela procession des rameaux, on suivait ce genre d'attelage, ici conservé à KAYSERSBERG, mas qu'on peut voir aussi au musée UNTERLINDEN
 

Le Palmesel conservé au musée des Unterlinden
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

La procession des rameaux (le palmsuntig)

Cette affaire des rameaux occupait fort les jeunes gens jadis. C'est à qui exiberait le plus beau "palma"

Il fallait d'abord trouver ce qui servirait à faire les fameux rameaux...buis, houx, thuyas, parfois même branches de sapin. Le jeudi, ils allaient choisir en forêt la perche destinée à supporter composition. Les adolescents la taillaient à leur hauteur, environ.

Elle était ensuite écorcée, ou on l'entaillait de jolis décors, suivant l'inspiration du moment.

Assembler ensuite les rameaux avec des brins d'osier, et les décorer était affaire des filles. Rubans multicolores, fleurs de saison, roses en papier... tout était bon. Le père fixait ensuite le Palm sur la perche.

 photo darek szuster

Le dimanche avant pâques, dimanche des rameaux, les "palmas" étaient bénies, ainsi que les plus modestes rameaux portés par le restant des participants. Puis aprés la messe, on se rendait en procession, pour autant que j'ai pu le voir du temps de l'Abbé PIQUET, jusqu'à la chapelle Sainte Croix, en suivant l'âne.

 

Cette procession voulait remémorer un passage des Evangiles, ou Jésus demande à ses dicsiples d'aller lui chercher un ânon blanc, premier né d'une ânesse, pour se rendre au temple de Jérusalem.

Suivant l'exègète qui avait commenté ce passage dans ma bible de communiant, ceci ne pouvait signifier que deux choses dans l'ésprit des contemporains du christ. Soit on allait oindre le nouveau grand prêtre du temple, soit le nouveau roi.

Ce qui peut expliquer le grand concours de gens qu'il y eu alors, à une époque assez proche de la pâque juive, et les démonstrations de liesse de cette foule qui elle aussi agitait des feuilles de datiers et de palmiers.

 

Les brins les plus beaux des modestes  rameaux des parents gagnaient la croix de la chambre à coucher, qu'ils protégeaient.

 

Mais l'histoire des palma ne s'arettait pas là! Une fois la procession finie, ils étaient fiérement plantés devant la propriété familiale, et il fallait alors exercer une surveillance constante. Si par malheur on se les faisait voler, la victime devait donner à son voleur tous ses cadeaux de pâques.

Ainsi le voulait au moins la tradition. Cependant on ne se souvient pas que quelqu'un fut assez cruel à Seppois pour voler le palma d'un concitoyen.