La grotte de la Goummy Vievala
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

La goummy vievala

rCette petite fée aimait bien la présence des humains jadis...

Elle leur rendait beaucoup de services, et se démenait pour que tout soit parfait dans les demeures Seppoisiennes.

On savait bien qu'elle fréquentait une minuscule grotte, sur le chemin des étangs en amont de la confluence entre Largue et Dorfbach.

Beaucoup se demandaient pourquoi elle cachait ses pieds? SKMBT_C28013062117010

Et surtout des jeunes filles que la curiosité rendit trop malignes!

 

Elles mirent de la farine devant sa grotte.

 

A leur surprise, elles y trouvèrent des empruntes de pieds d'oie !

 

Mais la Goummy vievala fut si fâchée ou si honteuse qu'on ne la revit jamais plus.

 

Ce petit personnage renvoie à des choses fort anciennes aussi.

Dans tout le monde indo européen, on associait aux dieux de la fertilité des êtres magiques, comme les satyres ou les nymphes, mais aussi comme les elfes ou les nains.

Pour les peuples germaniques, spécialement à la période de la christianisation, ce n'était pas bien venu de trop parler de ces petits ésprits, et on commença par faire un mélange des genres, en donnant des attributs négatifs comme des pieds d'oie ou de bouc à des êtres qui étaient jugés bénéfiques, voire magnifiques, par ceux qui les révéraient, ou en confondant dans un même personnage des attributs qui appartenaient au départ à deux natures d'êtres mythologiques différents.

On constate que cette Goummy Vievala est un être plutôt bénéfique, ce qui la rapproche des elfes clairs des mythologies nordiques ou des fées du foyer. Pourtant, contrairement aux us des elfes clairs qui sont des êtres aériens, elle vit dans une grotte. Son apparence générale est belle, même si elle est petite. Mais des pieds d'oie viennent tout gâcher.

 

Pour les latins, il existe un dieu Lare dieu Lare romainpropre à chaque lieu et on se choisit deux dieux Pénates pour protèger le foyer. Le Lare est une divinité qui appartient à l'endroit proprement dit où est bâtie la maison et ne peut se déplacer, et les pénates sont des dieux du panthéon à qui la famille choisit de demander de protèger la nourriture et la boisson. Ils partagent un hôtel commun au sein du foyer,et reçoivent régulièrement de petites offrandes de nourriture, comme de la farine (tien... c'est sur quoi déjà qu'elle marchait, la goummy vievala) et des libations.

Ces cultes journaliers de petites divinités protectrices étaient des plus mal vu des chrétiens, et des plus réprimés dés le milieu du régne des Alamans, qu'on les pratique à la maniére des celtes, des germains ou des latins.

Dés lors quoi de surprenant que ces petits familiers, ne recevant plus d'ofrande, aient disparu? On osait certes pas ouvertement dire que la prospérité avait disparu avec eux... mais ici comme à Ferrette, où les nains avaient des pieds fourchus, l'aide bien venue était un peu regretté.

Et même si l'histoire originelle complète de la vievala s'est sans doute perdue, il reste dans les âmes d'enfants, qui se passent la légende de génération en génération, le regret des rêves, de la magie perdue et de ses aimables services.