Le Comté de Ferrette au XIII et XIV eme siécles
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

Pourquoi tant parler des comtes de Ferrette ?

En 1264, un ministériel du comte agit en son nom sur Seppois.

Mais qu'en est-il en d'autres temps?

 

En fait Seppois est mentionné en 1303 comme faisant partie de la seigneurie de Delle, dont il fut Mairie.

 

Contrairement à ce que semble montrer la carte ci contre, je ne l'ai jamais trouvée mentionnée comme faisant partie de la proche seigneurie de Florimont, mais bien comme dépendant du bailliage de Delle. Ledit baillage état pour beaucoup de ses communes signalé comme dépendant de l'abbaye de Murbach, sans que cette qualité soit mentionnée pour Seppois.

 

 

hommagefeodalCe qui est sûr, c'est que pendant prés de deux siecles, Delle a pour seigneurs soit les Montbéliard, qui revendiquaient le Sundgau comme une possession leur revenant par Louis Scarpone, soit les comtes de Ferrette, qui n'avaient d'abord pour suzerains que les empereurs du Saint Empire Romain Germanique, avant que Ulrich II, d'accord avec son fils Théobald, ne vendent leurs possessions à l'Eveque de Bâle pour 850 marcs d'argent, pour les recevoir de lui en fief.

 

Cependant en 1324, Ulrich III s'éteindra sans héritier mâle. Inquiet de ne pas avoir de fils, il avait fait accepté par l'Eveque qu'il agrerait sa fille Jeanne pour vasale.

 

Jeanne hérite donc du droit d'administer toutes ses terres, et choisit de se marier en 1324 avec Albert II le Sage, de la maison des Habsbourgs, et le sudgau se trouvera sous le regne de la maison d'Autriche jusqu'à ce que les Habshourgs signent le traité de Westphalie  avec Louis XIV. Jeanne de Ferrette

Le centre administratif ira alors vers Ensisheim.

 

Sous l'autorité des Ferrette, seigneurs indépendants et avisés, alliés de trés puissantes familles, suffisement vaillants pour pretter un concours appécié au saint empire romain germanique, suffisement prudents pour ne pas s'efferrer dans de vaines querelles, et suffisement réactifs pour être craints, le sundgau connaîtra un essort assez important, autours des châteaux et couvents, qui le structureront pratiquement jusqu'à la révolution.

 

Pour ce qui concerne l'autorité religieuse, nous dépendions de longue date de l'évêché de Bâle. Mais divers ordres religieux avaient des possessions sur les terres du village, et si on se plaint beaucoup de la lourdeur de la fiscalité aujourd'hui, il ne devait pas être simple alors de savoir à qui verser l'impôt.

 

C'est trés probablement au cours du règne des comtes de Ferrette que la Chapelle Sainte Croix a été érigée. Certains ont dit, mais sans apporter d'argument étayés à leur thése, qu'elle s'élèverait non loin d'un établissement romain. Certains passionnés d'histoire relèvent qu'une source passe non loin, et que souvent les premiers édifices religieux chrétiens se sont élevés prés de sources révérées comme des divinités par les celtes et les germains. Mais pour l'heure, à défaut de recherches archéologiques sérieuses, il ne faut voir là que spéculations. On y a conservé ce qui est toujours présenté aujourd'hui comme un fragment de la Vraie Croix, qui continue à être vénéré aux alentours du 11 septembre.

Mais quand fut donnée au Seppoisiens cette relique? Et par qui?

 

Toujours est-il que si l'on recherche des documents anciens concernant Seppois le Haut, on aura de fortes probabilités de les trouver aux archives de Belfort, sous la doucumentation concernant les tabelions de Delle, soit à Porrentruy, pour ce qui concerne les archives religieuses de l'évèché de Bâle.

 

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