Une voie romaine, comme celle qui devait passer à proximité du village
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

L'antiquité romaine

L'antiquité romaine

 -63 à 406

Le banc communal était probablement, du premier au 4eme siecle, époque où les  romains dominaient la Gaulle, sous influance des Raurarques, établis principalement dans l'importante cité de Augusta Rauracorum qui compta jusqu'à 30 000 personnes (aujourd'hui KaiserAugst). Deux routes le traversaient, qui se rejoignaient à peu de distance de là, à Larga, une bourgade importante pour l'époque, aujourd'hui connue sous le nom de Larguitzen.

 

grandes voies et grands centres dans le Haut RhinL'une venait de Besançon (Vesuntio) en passant par Mandeure (Epamanduaorum), et allait vers le camps fortifié de Kembs (Cambete). Cette voie, dont il reste quelques traces, est encore designée dans la contrée sous le nom de Herrenweg.

L'autre était une voie de traverse entre la route qui allait du territoire des Sequanes vers le camps fortifié de Basileia (Bâle) et une autre qui venant d'une autre partie de ce territoire, rejoignait le camps de Mons Brisiacus (Breisach) ou en restant plus à l'ouest Rubiacum (Rouffach), ou le camp fortifié de Argentovaria (Horbourg Wihr) ou encore Flaviacum (Mittelwhir)

 

 Des articles parus dans les "Affiches, Annonces et Avis divers d'Altkirch" les 11 avril et 2 mai 1857, évoqués dans l'annuaire de la Société d'Histoire Sundgauvienne de 1959 (pages 50 et 51), relatent différentes découvertes, dont celle d'un cachet d'oculiste. Il s'agissait d'une pierre permettant de dupliquer le texte qui certifie que le collyre est bien fait par un medecin qualifié, et non par un soigneur empirique.

Pierre plate carrée, elle portait sur deux faces la mention EVELPISTI. DIAS EVELPISTI DIASPO MYRN. POST. LIP. OPOB. AD. CLAR. ce qui devait se rétablir EVELPISTI Diasmyrnum post lippitudinem -EVELPISTI Diaspermatum opobalsamum ad claritem

  L'occuliste EVELPISTIUS proposait donc un beaume à base de myrrhe contre les maladies inflamatoires des yeux, et un autre à base de graines (collyre épuratif balsamique selon la traduction de l'annuaire) pour éclaircir la vue.

 

 cachet d'oculiste gallo romain

De ce cachet, comme des découvertes qui vont suivre, toute trace a été perdue.

 

Le compte rendu du n° 13 du 28 mars 1857 relatif à la trouvaille d'un sabre est libélé ainsi :

"En creusant les fondation du joli pont en pierre à deux arches que l'administration a fait construire sur la Largue, au territoire de Seppois Le Haut, M. Nieger, maire de cette commune a découvert, à deux metres de profondeur, au dessous de la surface médiane du lit de la riviére, un sabre antique trés bien conservé, qui parait remonter à l'époque gallo-romaine."

"... sur les voies romaines s'échelonnaient des stations que l'on appelait mentiones ou mutationes. Les premières offraient une abondante hospitalité. Les secondes servaient de relais où les voitures changeaient de chevaux. Or, à proximité de l'importante ville de Larga, située au point de bifurcation de la voie qui se dirigeait sur Bâle et de celle qui allait à Illzach (VRVNC) (Uruncis (NdA)), il devait, sans aucun doute, y avoir des établissemnets de ce genre.

Il y a 30 ans (1827?) que, en coustruisant un acqueduc sur la route du Doubs à Bâle, à l'entrée de la forêt de Seppois le Bas et sur l'emplacement de la voie romaine, on a découvert les vestiges d'un vaste bâtiment, tels que murs, foyers, âtres de cheminées, beaucoup de terre mêlée de cendres, etc. il ne serait point impossible que ces ruines fusent celles d'une de ces mutations dont parle Schoepflin."

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