La nouvelle donne, après 481
 

Les territoires francs à la mort de Clovis
 

La succession de Clovis
 

La succession de Clotaire
 

 

 

Seppois-le-Haut
Obersept

Des Alamans aux Mèrovingiens

De 406 à 638

Il ne faut pas voir l'occupation romaine de la Gaulle comme une longue période de paix.

 

En fait, dès les IIIeme et IVeme siècles, les tribus germaines, tels les Francs et les Alamans avaient pris l'habitude de venir rendre visite.

 

Constentin le GrandConstantin Ier le Grand tenta bien de renforcer les positions du Rhin en 335...

Mais un véritable deferlement arriva en 406. Les tribus Germaines se lancérent à la conquête de la Gaule, sous la poussée des Huns.

Avec l'accord plus ou moins express de l'administration Romaine, sensée désigner les rois, les Wisigoths s'installent vers Toulouse, les Alains en Aquitaine, les Burgondes dans la vallée du Rhône, les Francs sur la rive gauche du Rhin, et en Belgique... et les Alamans sur une grande partie de l'Alsace.

Ammenant leurs coutumes et leur langage, ces envahisseurs imprégneront durablement les moeurs et l'esprit des régions qu'ils occupent. Ainsi le parler dialectal dans le sud de l'Alsace dérive de l'Alaman, alors que plus au nord, il se raproche plus de racines Franciques. 

Face à la menace des Huns, Gallo-Romains et tribus Germaines forment une coalition en 451, et battront Attila à Troyes. Mais celui-ci reprendra le dessus à deux reprises, et se retrouvera aux portes de Lutèce, qu'il laissera tranquille, estimant qu'il n'y a pas assez à piller.

Les coalisés se reprendront à Orléan, et de là, le contraindront à se replier jusqu'au Danube.

 

De celà, les Germains ont tiré la leçon. L'empire Romain est trop faible pour se défendre. Ils ne toléreront plus sa tutelle. La coalition volle en éclat. Les conséquences abboutiront à la carte ci-contre en 481.

 Mais une fois encore, on ne peut pas regarder les Germains comme un bloc cohérent. Bien qu'il y ait une communauté de vues sur le modèle politique et religieux, c'est un ensemble de tribus qui ont toutes des véléités territoriales marquées. 

En 496, les Francs, sous les ordres de Clovis, affrontent les Alamans. Clovis a épousée Clotilde, une noble Burgonde convertie au christianisme. Elle a fait oeuvre longue et patiente pour expliquer sa foi au roi, qui l'a écoutée sans pour autant se convertir. La bataille de Tolbiac est mal engagée, et Clovis promet sa conversion si elle doit prendre un autre tour. Faisant preuve d'un regain de courage, les Francs renversent la situation.

Multipliant les campagnes, et avec dorénavant le soutient des chrétiens, Clovis taille un royaume Franc qui s'inscrit dans les limites de la seconde carte.

Cette carte est importante pour comprendre deux faits : L'Alsace, qui reste sous domination des Alamans, n'a pas forcément vocation à être Franque et peut faire l'objet de plusieurs convoitises. Le Rhin n'a pas vocation à tout momment de l'histoire à être une frontiére qui ferme des territoires, mais peut être un trait d'union qui permettra l'épanouissement des échanges culturels et économiques.

Cette double vision d'une même géographie boulversera constemment l'ordre des choses au cours des siècles qui suivront.

 

A sa mort, Clovis a 4 fils, et selon les rêgles de la loi Salique, le royaume devait être divisé équitablement entre chacun des descendant mâles pour que chacun ai sa juste part. La division se fit donc ainsi qu'elle est montrée à la carte suivante, mais à force de guerres et d'intrigues, Clotaire finit par réunir entre ses mains toutes les parties du royaume de Clovis, augmenté de bien d'autres régions. 

L'Alsace est devenue Franque. 

 

 Quand Clotaire disparait, quatre fils à nouveau lui succédent : entre la Neustrie Gallo-Romaine et l'Austrasie germanique, le divorce est vite consommé, d'autant que l'épouse de Siegisbert, Brunehaut, reine d'Austrasie est en rivalité avec Frénégonde, épouse de Chilperic, roi de Neustrie.

Aprés 52 ans de guerre, Clotaire II, le fils de Chilperic, fera executer Brunehaut et son arriére petit fils, et réunifiera de nouveau le royaume Franc.

Sous son regne, l'église tentera d'adoucir un peu les rudes moeurs franques.

 

Son fils Dagobert, aprés s'être formé par de longs voyages à travers tout le Royaume, puis à la tête de l'Austrasie, écartera d'emblée son demi-frère Caribert en Aquitaine, aprés avoir contré une intrigue nouée par l'oncle de ce dernier.

Prenant conseil d'abord de Pepin de Landen, maire du palais, et de Saint Arnould, il écartera le premier au bénéfice de Didier, Dadon,  puis de Saint Eloi. Ce sera un roi réformateur, qui modifiera le système judiciaire, imposant lors des procés qu'un évéque ou un clerc assiste le comte ou le vicaire, afin de réduire les injustices, instaurera une forme d'imposition sur des bases cadastrales, supprimera les levées exeptionnelles, et adoucira les effets des droits de gîte et d'hospitalité, demandant aux régions ou aux pays de participer aux frais des villes d'acceuil quand la cour ou l'armée se déplacent.

Il signera un traité de paix perpetuel avec l'empereur bizantin Héraclius.

Les Vénèdes, tribu slave, menaçant l'Austrasie, il s'entendra avec les Saxons, les Alamans et les Lombards pour les contenir.

Ce sera le dernier roi mérovingien à gouverner effectivement l'ensemble du règne Franc, sans se laisser imposer les volontés des Maires du Palais. Aprés un régne de 10 ans à peine, il laisse en 638 à ses fils Sigebert 8 ans l'Austrasie et Clovis 4 ans la Neustrie. Ceux-ci, trop jeunes ne pourront maintenir l'autorité nécéssaire pour contrôler un si vaste royaume. En dépit de l'action de Dagobert, l'habitude de déléguer une part considérable des pouvoirs aux maires sera prise durablement, jusqu'à la fin du régne des Mérovingiens. On connaitra les derniers monarques de cette dynastie sous le vocable de rois fainéans (fait néan).

Suite                                                                                                 retour